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Pour un référentiel de la Médiation

Pour un référentiel de la Médiation
Actualité de la médiation

Communiqué de presse

 24 janvier 2017

La Plateforme de la médiation française s’engage  pour la qualité de la médiation

Le 24 janvier 2017, à l’Assemblée Nationale, en présence de Madame Laurence DUMONT, Députée du Calvados, et devant un public de médiateurs et d’acteurs du secteur de la médiation, les membres de la Plateforme de la Médiation française ont présenté les propositions de celle-ci pour la formation des médiateurs et dévoilé son Référentiel pour la qualité de la médiation.

Nous sommes en effet convaincus que, désormais, pour favoriser la généralisation rapide de la médiation,  la qualité du processus de médiation doit être garantie, de manière transparente et lisible par tous, afin que tous puissent faire confiance à ce mode de règlement des différends.

Le « référentiel pour la qualité de la médiation »

Aussi, nous proposons un « référentiel pour la qualité de la médiation », véritable guide pratique pour les personnes qui souhaiteraient recourir à la médiation. Il comporte un « Cahier des charges des associations membres », document de référence présentant les engagements déontologiques et techniques respectés par les associations et leurs adhérents, notamment en matière de formation des médiateurs.

Nous nous sommes fixés pour objectif de recenser les indicateurs de qualité qui aujourd’hui reflètent les bonnes pratiques d’une médiation professionnelle, qu’elle soit conventionnelle ou judiciaire : institutionnelle, familiale, sociale, administrative ou de consommation. Pour les membres de la Plateforme, il constitue une « norme d’adhésion » au service de la qualité de la médiation.

Il constitue également un guide d’information au libre usage de l’ensemble des acteurs de la médiation.

Dans certains domaines, comme celui de la consommation, les Pouvoirs publics font même  de la médiation un axe majeur de l’apaisement des relations entre les parties. C’est aussi le cas de longue date dans le domaine des différends familiaux.

Il est donc important pour nous de participer de manière concrète et pratique à ce mouvement de promotion, de « professionnalisation » et de structuration de la médiation en nous adressant à l’ensemble des acteurs concernés : personnes souhaitant régler un différend, chefs d’entreprise et professionnels, médiateurs, magistrats, avocats, autorités et institutions, au travers d’un document pouvant être utile à tous, soit pour s’informer soi-même directement soit pour faciliter la communication en disposant d’un support pour relayer cette information.

Le référentiel, disponible très prochainement, présentera donc en termes simples les principales caractéristiques d’une médiation qui constituent une garantie pour ceux qui y ont recours ou ceux qui la promeuvent.

Il  formalise les assurances données par les associations et fédérations quant au suivi de  leurs adhérents, vérification de leurs compétences, examen régulier de leurs pratiques de médiation, observation effective des règles déontologiques.

Il  les expose de manière transparente afin que tous puissent en vérifier le respect scrupuleux et permanent.

Ce référentiel aspire ainsi à être la base d’un véritable contrat entre tous les acteurs de la médiation. Nous sommes en effet convaincus que cet engagement, partagé et reconnu, sera source d’une confiance pérenne dans ce mode de règlement des différends et de la poursuite de son développement.

Les engagements en matière de formation

Cette qualité voulue dépend très largement de la formation initiale et continue suivie par le médiateur. Si être formé à la médiation fait consensus chez tous les médiateurs,  les formations à la médiation sont actuellement  très diverses, tant par leur durée et leur contenu que par leur statut.

C’est la raison pour laquelle, sans remettre en cause la diversité des formations existantes qui reflète le plus souvent leur adaptation au champ d’application des médiations,  les membres de la Plateforme sont convaincus qu’il est néanmoins indispensable et possible de tracer les contours d’un socle commun et fédérateur pour la formation tant initiale que continue.

Ils font aujourd’hui des propositions concrètes en termes de programme et de contenu.

L’objectif est certes ambitieux, puisqu’il doit permettre d’obtenir une reconnaissance externe, mais les propositions s’efforcent d’être réalistes, notamment quant en nombre total  minimal d’heures devant être suivies et partant du coût supporté par les formés.

En terme de priorités retenues, parce que la médiation comporte une dimension humaine essentielle, la formation des médiateurs doit faire une large part à l’acquisition de connaissances et de compétences relationnelles, mais elle doit aussi intégrer le contexte juridique de cette activité professionnelle.

Au socle partagé de 120 heures pourront s’adjoindre, en tant que de besoin, des options ou des spécialisations en lien avec le champ de la médiation pratiquée.

  • l’Association Nationale des Médiateurs,
  • le Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris,
  • le Club des Médiateurs de services au public,
  • la Fédération Française des Centres de Médiation,
  • la Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux,
  • France Médiation
  • l’Institut d’Expertise, d’Arbitrage et de Médiation.

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